COMMENT PUIS-JE CONTRIBUER A PRESERVER UNE RESOURCE EN EAU POTABLE POUR LES GENERATIONS FUTURES ?


Introduction :
On a coutume de qualifier la Terre de « planète bleue », car l’eau recouvre les trois quarts de sa surface. Mais la majorité de l’eau présente sur Terre est salée et l’eau douce n’est pas bien répartie entre les différents pays ou régions du globe. Et, à mesure que la population mondiale augmente, les besoins en eau de l’humanité ne cessent de croître.


I Les ressources en eau dans le monde.

1) 1 400 millions de km3… mais beaucoup moins d’eau douce.

 


Si la Terre est bien la planète de l’eau, c’est avant tout la planète de l’eau salée, cette dernière représentant 97,2 % du volume. Il ne reste donc plus que 2,8 % pour l’ensemble des eaux douces des terres émergées : glaces, eaux souterraines, cours d’eau, lacs. 70 % de ces eaux douces sont concentrées dans les glaces des pôles et la majeure partie du reste se trouve dans les sols, sous forme d’humidité, ou dans des nappes souterraines très profondes, inexploitables pour l’homme.Au final, l’homme ne peut utiliser que moins d’1 % du volume total d’eau douce présent sur Terre. Ceci englobe les cours d’eau, les réservoirs naturels ou artificiels (lacs, barrages…) et les nappes souterraines dont la profondeur n’est pas trop importante pour qu’elles soient exploitables à des coûts abordables.

 


On évalue à 40 000-45 000 km3/an, la ressource mondiale en eau continentale. Mais, du fait de la forte croissance démographique couplée à l’industrialisation, l’urbanisation et l’intensification agricole, la ressource en eau renouvelable et disponible n’était plus que de 7 500 m3/personne/an en 1995. Elle devrait chuter à moins de 5 100 m3/personne/an en 2025.


2) Des besoins en hausse constante

 



A l’échelle de la planète, les prélèvements d’eau ont été multipliés par plus de 7 entre 1900 et 1995, soit un rythme de croissance plus de deux fois supérieur à celui de la population mondiale. En rapportant l’ensemble des besoins actuels en eau de l’humanité à la population totale, on estime à 500 m3 les besoins annuels moyens en eau, par habitant, tous usages confondus.La population mondiale a plus que triplé depuis le début du siècle, pour atteindre aujourd’hui près de 6 milliards d’individus. Au rythme actuel, elle devrait dépasser les 8 milliards en 2025 et pourrait doubler d’ici la fin du XXIème siècle. Les répercussions sur les besoins en eau sont multiples : plus d’hommes signifie plus de personnes à abreuver, plus d’activités humaines consommant de l’eau et, surtout, plus de bouches à nourrir. L’agriculture est responsable du formidable développement des consommations d’eau au cours des dernières décennies.

 


Ce développement de l’irrigation, qui contribue à 40 % de la production alimentaire mondiale (pour seulement 18 % des terres cultivées) est directement lié à la croissance démographique. D’autant qu’elle concerne surtout les zones arides ou semi-arides où les ressources en eau sont, par définition, limitées et où la croissance démographique est particulièrement forte. Plus des deux tiers des terres irriguées se trouvent en Asie dans les zones à forte densité de population, où la forte croissance démographique a justifié une intensification de la riziculture.

Or, l’eau prélevée pour l’irrigation est en grande partie consommée (une partie humidifie les sols et est absorbée par les plantes… mais la plus grande part s’évapore) et ne peut donc servir à d’autres usages. De plus, trop de systèmes d’irrigation ont encore, dans le monde, des rendements beaucoup trop faibles (trop d’eau qui s’évapore sans même nourrir les sols ou les cultures).

D’autres facteurs influent sur les consommations d’eau, tels que l’urbanisation et le niveau de développement des pays. Ainsi, la consommation d’eau par jour et par habitant, hors besoins agricoles, s’élève à 300 litres aux Etats-Unis, 100 à 200 litres en Europe (137 en France), pour seulement quelques litres dans certains pays du Tiers-Monde (à peine le minimum pour survivre).


3) Des ressources inégalement réparties.
Dans un rapport publié en 1995, la Banque Mondiale estimait que 80 pays, représentant 40 % de la population mondiale, souffraient déjà de pénuries d’eau, nombre d’entre eux voyant d’ailleurs leur développement entravé par ce problème. L’eau constitue, de fait, l’une des ressources les plus mal réparties sur la planète.

 


Actuellement, 1,1 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau salubre. Un tiers de la population mondiale est privé d’eau potable.

Dans certains pays, moins de 40 % de la population a accès à l’eau potable. C’est le cas du Cambodge, du Tchad, de l’Ethiopie, de la Mauritanie, de l’Afghanistan et d’Oman.

Accès à l’eau potable en 2000
Afrique 62 %
Asie 81 %
Amérique latine et Caraïbes 85 %
Océanie 88 %
Europe 96 %
Amérique du Nord 100 %
GLOBAL 82 %


Au cours du siècle dernier, les prélèvements d’eau douce dans le monde ont augmenté deux fois plus vite que la population mondiale, qui a elle-même plus que triplé. Aujourd’hui, 20 % des êtres humains n’ont ni accès, ni les moyens de se fournir en eau potable, en raison de la pollution et de la contamination des eaux. Ainsi, 8 millions de personnes meurent chaque année d’une maladie liée à l’eau, soit 15 personnes par minute.  » L’absence d’eau tue dix fois plus que les guerres « , déclarait le président du Conseil mondial de l’eau (organisme lié à l’ONU), avant la tenue du quatrième Forum mondial de l’eau à Mexico. Alors que la population mondiale doit apprendre à mieux gérer et partager l’eau, cette ressource vitale est devenue un réel enjeu économique et politique.

Actuellement la quantité moyenne d’eau douce disponible par habitant et par an diminue si parallèlement la tendance actuelle à l’augmentation des prélèvements en eau se poursuit, entre la moitié et les deux tiers de l’humanité devraient être en situation dite de stress hydrique (On parle de stress hydrique quand la demande en eau dépasse les ressources disponibles.) à l’échéance 2025, seuil d’alerte retenu par l’Organisation des nations unies (ONU).

eau

Conclusion :

Le risque d’une pénurie d’eau douce existe donc bel et bien.

http://www.escartonduqueyras.com/Download/CONTENU_RESS_EAU.pdf

http://serveurdata.com/sg2/SES/telechargement/carte-usines-eauxdesources.pdf?PHPSESSID=186398da44a1fc8a9563b689defddd3d

DUBREU BENJAMIN – COQUELET LOUIS – DUTRAIT MATHIEU – 3°6