LE SIDA

Le syndrome de l’immunodéficience acquise, plus connu sous son acronyme SIDA , est un ensemble de symptômes consécutifs à la destruction de plusieurs cellules du système immunitaire par un rétrovirus. Le sida est le dernier stade de l’infection par ce virus et finit par la mort de l’organisme infecté, des suites de maladies opportunistes.


Il existe plusieurs rétrovirus responsables du sida, chacun infectant une espèce particulière. Le plus connu d’entre eux est le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) infectant l’Homme. Les autres virus sont, parmi d’autres, le VIS infectant les singes et le VIF pour le chat.


Modes de transmission:

Les trois modes de transmission du VIH ont chacun leurs particularités : par voie sexuelle, par voie sanguine et durant la grossesse.

La plupart des infections par le VIH ont été ou sont encore acquises à l’occasion de rapports sexuels non protégés. La transmission sexuelle se fait par contact entre les sécrétions sexuelles (ou du sang contaminé par le virus) et les muqueuses génitales, rectales ou buccales. Le meilleur moyen de protection contre le VIH dans ce mode de transmission est le préservatif.

Le mode de contamination par voie sanguine concerne tout particulièrement les usagers de drogues injectables, les hémophiles et les transfusés. Les professionnels de santé (soins infirmiers, laboratoires) sont aussi concernés, bien que plus rarement. Il ne faut pas négliger les risques de contamination par aiguilles souillées et non ou mal désinfectées (tatouages).


La transmission mère-enfant du virus peut survenir in utero dans les dernières semaines de la grossesse, et au moment de l’accouchement. À noter une tendance à la fausse séropositivité au VIH chez les multipares. L’allaitement présente aussi un risque supplémentaire de contamination du bébé, ce qui explique qu’il soit déconseillé en cas d’infection de la mère.

 

Évolution de la charge virale et du système immunitaire:

Hiv-timecourse-Fr.png Les valeurs temporelles de la phase de latence clinique (ou phase asymptomatique) ne sont qu’une moyenne. Cette phase peut en effet aussi bien durer 1 an que 16, selon l’individu.

Traitements

Article détaillé : Antirétroviral.

Il n’existe à l’heure actuelle pas de traitement permettant de guérir du sida, malgré l’existence de traitements comme les trithérapies rétrovirales qui permettent de contenir l’action du virus avec plus ou moins d’efficacité ; de nombreux morts sont déplorés chaque jour en particulier dans les pays en développement où ces traitements sont difficilement accessibles en raison de leur coût. Des recherches continuent pour la mise au point d’un vaccin, mais les progrès dans ce domaine sont lents.

Les traitements ne sont pas généralement prescrits au début de la séropositivité au VIH, car ils présentent des effets indésirables, ainsi qu’une certaine toxicité. La nécessité de suivre un traitement à l’aide des bilans sanguins, notamment le rapport Charge virale/Taux de CD4 est évaluée. Une fois le traitement débuté, il doit être poursuivi avec une très grande régularité (une mauvaise observance peut rendre le virus « résistant »). Les tentatives d’arrêt des traitements n’ont pour l’instant pas donné de résultats probants.

Les principaux effets indésirables à court terme des multithérapies s’atténuent généralement rapidement : fatigue, maux de tête, troubles digestifs (nausées, diarrhées), fièvre ou plaques rouges sur la peau. Après plusieurs mois de traitement, une lipodystrophie (graisse disparaissant du visage pour aller sur le ventre pour les hommes et les cuisses pour les femmes), des dyslipidémies (augmentation du cholestérol et des triglycérides) ; ainsi qu’un perturbation du métabolisme glucidique (mauvaise assimilation du sucre) peuvent survenir. Certains de ces effets indésirables peuvent être atténués par une activité physique adaptée ou une adaptation des traitements médicamenteux.

L’espérance de vie actuelle sous traitement chez le sujet jeune infecté peut dépasser 35 ans.

Le sida est une maladie dégénérative , ou les médecins font des progrès pour la soignée. Grâce  à cela l’espérance de vie du corps infecté augmente.